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Petit historique

Quelques éléments marquants de ces dernières années

Vers l'année 2000, après avoir demandé en vain un complément de jonction Morges-Est pour limiter le trafic de transit, la Commune de Morges souhaite se débarrasser de l'autoroute traversant son territoire.

 

En 2003, la Confédération, le Canton de Vaud, la Commune de Morges et l’ACRM (Association des communes de la région morgienne) présentent une étude intitulée "Morges : une vision globale d’aménagement du territoire à concrétiser". M. le Conseiller d'Etat Philippe Biéler expose les 4 variantes envisagées par l'étude, dont le grand contournement de Morges. Il privilégie la variante d'autoroute entièrement souterraine. Notons que les communes de la région morgienne n'ont pas participé à cette étude, qu'elles reçoivent pour information.


Deux communes s'alarment


Dans le cadre du SDRM (Schéma directeur de la région morgienne) dont elles font partie, les municipalités de Lully et Chigny manifestent tout au long des discussions leur opposition au projet de grand contournement tel qu'esquissé régulièrement. Ce tracé n'est que partiellement souterrain. Elles informent leurs populations de ce projet, notamment par le biais d'une présentation effectuée à Lully par des représentants du SDRM, le 6 novembre 2006.


Préoccupés par la nature et l’avancement du projet, les habitants de Lully et Chigny adressent immédiatement une pétition à leurs municipalités.

 

L'opposition s'organise


Le 29 octobre 2007, les communes de Chigny et Lully organisent une nouvelle séance d’information à leurs populations. Les services cantonaux présentent et explicitent leur concept de contournement. Les participants à cette réunion – très nombreux – sont presque unanimes à s’y opposer. Ils découvrent l'importance des ponts, des tronçons à ciel ouvert et des jonctions. Ils sont aussi très surpris de constater à quel point le dossier est déjà avancé et détaillé.

 

En automne 2007, les municipalités de Lully et Chigny signent finalement le SDRM et le PALM (Projet d'agglomération Lausanne-Morges), par solidarité avec les communes voisines et afin d'assurer le succès des démarches auprès de la Confédération, en ce qui concerne le PALM. Ces documents confirment, de manière certes "floutée", le tracé du contournement de Morges et délimitent des zones de précaution (interdictions de construire). Par lettre circonstanciée, les municipalités réitèrent leur ferme opposition à ce projet de contournement.
 

Le projet avance dans l'ombre


Durant l'année 2008, voyant que le projet continue d'avancer sans que leur point de vue soit véritablement pris en compte, les communes de Chigny et Lully répètent leur opposition au projet de grand contournement tel que figuré dans le PALM et le SDRM.

 

En novembre et décembre 2008, le Journal de Morges ouvre le débat sur l'autoroute et la population peut enfin s'exprimer. Les courriers de lecteurs se montrent en général très critiques vis-à-vis du grand contournement partiellement enterré.

 

En décembre 2008, la Confédération met en consultation un "Arrêté fédéral concernant le programme d’élimination des goulets d’étranglement du réseau des routes nationales et l’allocation des moyens financiers nécessaires". Dans le rapport accompagnant l'arrêté, le dossier de Morges s’avère beaucoup plus précis et politiquement avancé que ne le laissaient supposer les informations reçues jusqu'à présent. Il n'y est pas question d'adapter les infrastructures existantes, mais bien de construire un large contournement, à travers les villages et la campagne du nord de Morges. Le financement de ce complément de réseau se ferait par le biais du Financement spécial de la circulation routière (SFSV).

L'inquiétude grandit

9 communes de la couronne morgienne répondent à la consultation pour manifester, auprès de la Confédération, leur désaccord et leur inquiétude.

Lors de présentations faites au printemps 2009, l'Office fédéral des routes (OFROU) informe les communes concernées que de nombreuses variantes sont possibles et qu'elles seront approfondies. Aucun tracé n'est encore arrêté. Mais dans son rapport de juin 2009 au Grand Conseil, le Conseil d'Etat vaudois indique clairement son choix puisqu'il déclare soutenir l'OFROU dans son projet de grand contournement passant dans l'arrière-pays morgien. A l'automne 2009, le tracé du grand contournement figure cette fois-ci dans la mise en consultation de la 1ère adaptation du Plan directeur cantonal. Ceci provoque à nouveau une réaction des 9 communes qui constatent que leur point de vue continue d'être ignoré.

Le dossier poursuit sa route

En mai 2010, l'Ofrou rencontre la population et lui promet de repartir à zéro avec l'analyse sérieuse de toutes les variantes. Une étude d'opportunité démarre en juin 2010. En septembre, l'Assemblée fédérale accepte l'Arrêté fédéral sur l'élimination des goulets d’étranglement.

En janvier 2012, le Conseil fédéral annonce qu'il veut inscrire le "contournement" de Morges dans le futur Arrêté fédéral sur le réseau des routes nationales. En même temps, l'Ofrou confirme que la réaffectation de la bande d'arrêt d'urgence entre Morges et Ecublens a permis de fluidifier le trafic, diminuer les accidents, réduire la pollution. Le Conseil fédéral veut d'ailleurs abaisser la vitesse maximale et réaffecter la bande d'arrêt d'urgence sur davantage de tronçons autoroutiers, dans le but d'améliorer la fluidité, ce que nous soutenons depuis longtemps.

En avril 2012, dans une logique d'extension du réseau autoroutier, l'Ofrou annonce que l'approfondissement de l'étude des variantes a conduit à en retenir deux:
a) le grand contournement avec maintien de l'autoroute actuelle (coût: 2 milliards)
b) le grand contournement avec déclassement de l'autoroute actuelle, qui resterait toutefois une route à fort trafic (coût: 3 milliards)

Le déclassement présuppose la réalisation de la piqûre intermédiaire Lonay/Bremblens - Denges/Echandens.

En septembre 2012, les communes les plus concernées prennent position sur les résultats de l'étude d'opportunité menée par l'Office fédéral des routes. D'après les informations dont nous disposons, elles se sont montrées pour la plupart très critiques vis-à-vis des projets actuels.

La même année, l'inscription du contournement de Morges dans l'Arrêté fédéral sur le réseau des routes nationales est pratiquement acquise.

L'opposition se confirme

En février 2013, une résolution du Grand Conseil vaudois soutient la variante avec piqûre intermédiaire, ignorant l'avis de la région concernée. Morges et le Conseil d'Etat appuient également cette variante.

En réaction, les syndics de Bremblens et de Lonay publient une vidéo avec le tracé probable, afin d'informer la population et d'affirmer publiquement leur opposition. Outre la piqûre, ils critiquent les longues portions à ciel ouvert, à proximité immédiate de quartiers d'habitation. Bussigny affirme également son opposition, tandis que les autres communes ne s'expriment pas publiquement. Mais en coulisses, on sait que plusieurs d'entre elles sont critiques et inquiètes.

En avril 2013, le collectif NO WAY de Bussigny lance une pétition contre le passage de l'autoroute sur le territoire communal.
Plus de 2300 signatures sont récoltées, témoignant de la vive préoccupation de la population.

Au printemps 2013, le projet de contournement suscite inquiétude et désapprobation dans les conseils généraux et communaux de plusieurs communes concernées par le tracé.

>>> Une 2ème balafre